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La voix de la Terre

 

Projet de bioraffinerie lignocellulosique NACRE sur la plateforme industrielle de Lacq (64)...

  • 19 févr.
  • 2 min de lecture

... la réponse de Clamor Terrae à l’enquête publique !



Clamor Terrae a répondu à l’enquête publique relative au projet de bioraffinerie lignocellulosique NACRE sur la plateforme industrielle de Lacq (64).


Parce qu’un projet industriel de cette ampleur ne peut être autorisé sans que ses impacts soient pleinement évalués, nous avons analysé en détail le dossier présenté au public.


Notre conclusion est claire : les incertitudes majeures qui entourent ce projet ne permettent pas d’en garantir la soutenabilité environnementale.


Biomasse agricole : des bases fragiles

-> Aucun contrat signé avec les 120 à 150 agriculteurs censés cultiver du bambou.

-> Rendements surévalués (30 tMS/ha/an) non validés par des études indépendantes.

-> Dépendance risquée pour les agriculteurs, sans débouchés alternatifs en cas d’échec.


Biomasse forestière : un flou préoccupant

-> Massifs exploités non précisés, malgré les demandes de la MRAe.

-> Terminologie trompeuse ("déchets" ou "résidus") : tout prélèvement impacte les écosystèmes.

-> Aucune étude cumulative des besoins des autres projets industriels locaux (E-CHO, Miraia…).


Scénarios alternatifs absents

Que faire si les rendements agricoles sont inférieurs aux prévisions ?

Aucune réponse claire – avec un risque de report sur la biomasse forestière, aux conséquences écologiques lourdes.


La position de Clamor Terrae :


La réduction de notre dépendance aux hydrocarbures est incontournable. Mais remplacer cet extractivisme par un autre (celui de la biomasse) est une impasse.


A l’heure de l’enquête publique, le projet NACRE peine à convaincre par la faiblesse de son dossier, notamment sur les enjeux forestiers (absence de plan d’approvisionnement chiffré et localisé), et agricoles (quelles garanties de stabilité pour les agriculteurs, quelle concurrence avec les cultures alimentaires).


Mais plus globalement, ce projet doit nous interroger sur le modèle de transformation écologique à opérer. Comment justifier la déstabilisation profonde d’écosystèmes forestiers et de filières agricoles, pour alimenter en énergie des secteurs aux besoins sans cesse croissants ? Cette trajectoire vouée à l’échec menace de fragiliser un peu plus les écosystèmes et nos sociétés.


Nous restons mobilisés pour que chaque projet structurant fasse l’objet d’une évaluation complète, indépendante et pleinement démocratique.

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