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La voix de la Terre

 

Projet de déviation de la RN21 au niveau de la commune d’Adé (65)...

  • 24 févr.
  • 2 min de lecture

... la réponse de Clamor Terrae à l’enquête publique !



Clamor Terrae a répondu à l’enquête publique relative au projet de déviation de la RN21 au niveau de la commune d’Adé (65).


Ce projet prévoit 5,5 km de nouvelle 2x2 voies, cinq ouvrages d’art et la compensation de 126 hectares de milieux naturels. Il nécessite une dérogation à la destruction d’espèces protégées.


Or le droit est clair.

Un projet détruisant des espèces protégées doit démontrer :

• un intérêt public majeur,

• l’absence d’alternative crédible,

• la garantie du maintien en bon état de conservation des écosystèmes.


À ce stade, les trois conditions sont contestables.


Une raison impérative d’intérêt public majeur fragile

Le projet promet 3 à 4 minutes de gain de temps.

Sa rentabilité repose essentiellement sur cet argument.


Mais :

-> Les données de trafic interrogent.

-> Les congestions aux extrémités ne sont pas intégrées.

-> Les émissions de GES risquent d’augmenter.

-> Les principaux bénéficiaires seraient les usagers de transit, pas les habitants d’Adé.


Peut-on parler d’« intérêt public majeur » pour quelques minutes gagnées ?


Des alternatives insuffisamment explorées.

L’option ferroviaire est écartée trop vite.


Pourtant :

-> 3 345 actifs effectuent chaque jour le trajet Tarbes–Lourdes.

-> Le train est plus rapide que la voiture.

-> La ligne souffre surtout d’un problème de qualité de service.


Avant de créer une nouvelle route, pourquoi ne pas investir dans un report modal efficace ?


Des garanties écologiques incertaines


Compensations prévues sur 30 ans pour un impact permanent. Pourquoi pas 99 ans ?

Le calcul des gains écologiques n’est pas objectivable à ce stade.


Certaines espèces protégées restent insuffisamment prises en compte.


L’approvisionnement en eau du chantier soulève aussi des interrogations majeures.


Ce projet illustre une logique d’aménagement d’un autre temps :

- Toujours plus de routes pour fluidifier un trafic que ces routes alimentent elles-mêmes.

- Toujours plus d’artificialisation pour éviter de repenser nos mobilités.


La transition écologique ne consiste pas à accélérer les flux routiers.

Elle suppose de réduire notre dépendance à la voiture et de préserver les écosystèmes.


Détruire des espèces protégées pour gagner quelques minutes : est-ce encore cohérent en 2026 ?


Nous resterons mobilisés pour que le droit environnemental soit pleinement respecté et que les choix d’aménagement soient enfin alignés avec les impératifs écologiques de notre époque.



📄 Ce document est librement accessible. Il s’adresse aux élus, techniciens, journalistes, scientifiques, professionnels de la montagne, gestionnaires de l’eau, acteurs associatifs et citoyens engagés.


Il peut être cité, repris, partagé : nous encourageons sa diffusion.

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